Cet ouvrage est le fruit d'une amitié, mais pas seulement.
Il y a de la complicité, de l'estime, de la confiance aussi, mais pas seulement.
Une chose qui fait qu'après les rires et les confidences, la possibilité de faire corps ensemble existe et prend la forme d'une histoire, écrite à quatre mains.
Depuis plus de dix ans nous exerçons, chacune de manière différente, auprès d'adolescents, dans un lieu qui ressemble à une école, qui est en fait un hôpital de jour psychiatrique pour adolescents.
Desmaz y pratique des ateliers d'art visuel. Myriam propose l'atelier d'écriture.
Toutes deux envisageons notre pratique dans un cadre de soin bien sûr, mais également comme un moyen d'emmener ces jeunes sur les chemins de la création... création d'un objet, d'un moment, ou de soi pour un avenir meilleur, moins douloureux qu'il ne l'a été jusqu'ici, pour les avoir amenés vers nous.
Cette pratique n'est pas étrangère à l'amitié qui nous lie.

Elle est le radeau instable sur lequel nous voyageons ensemble depuis longtemps...

Hors les murs de l'institution, Exil en bleu est né le premier.
Il est une nouvelle, le récit d'un voyage à la fois réel et initiatique, écrit par Myriam pour ne rien devenir d'autre que ce qu'il était à l'origine, à savoir un texte court.
C'était sans compter les yeux de Desmaz, qui, dès la première lecture, y a vu immédiatement un Bleu exil, "son" bleu exil (comme on dirait un bleu ciel, ou un bleu nuit).
C'est alors un pas de deux qui a commencé.
Tout d'abord Desmaz apposait ses visions, lorsque dans le texte émergeait l'évocation d'une couleur, laissant ainsi de côté toute logique narrative.
Pour traduire comment l'être fait corps avec ce qui l'entoure, comment parfois se dissolvent les limites mêmes de ce corps, aussi pour faire partager l'émotion ressentie, l'intention envisagée, Desmaz a choisi la technique du monotype.
A la lueur de ces images imprévues et venant bouleverser l'idée minérale de la narration achevée, Myriam a retravaillé le texte car cette possibilité de voir l'histoire faisait émerger d'autres mots, une autre logique.
Enfin le titre, Exil en bleu...Bleu exil, est le reflet de ce travail à deux regards. Deux visions complémentaires d'une même histoire, qui ne se fondent pas, mais coexistent avec respect et plaisir mutuels.

L'histoire de la venue au monde de cet ouvrage, comme celle que le livre raconte, est l'histoire de la rencontre, du voyage qu'impose la rencontre.
Voyage au dehors, mais aussi au-dedans, aller vers soi, au plus près de cette part inconnue et intime à la fois, accepter humblement mais avec courage de suivre ce chemin et aller voir, là-bas, comment "ils" sont, pour enfin saisir, comment je suis...

Pour souscrire à ce travail, ce livre, compléter ce bon de souscription.

couverture

Bleu exil

Bleu exil

Bleu exil

Bleu exil

Bleu exil

Bleu exil

Bleu exil

Bleu exil